Les 3 accusations de Sonko, les photos, le Pv… ce qu’en a dit Serigne Bassirou Gueye

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ujourd’hui président de l’Ofnac, Serigne Bassirou Gueye a fait face à la presse ce lundi pour répondre aux accusations portées à son encontre par Ousmane Sonko, dans l’affaire « Sweet Beauté »

«Je ne suis pas là pour polémiquer, je suis là pour clarifier», a déclaré l’ex procureur de la République, devenu président de l’Ofnac, dès l’entame de sa conférence de presse. Serigne Bassirou Gueye déclare que les accusations portées à son encontre par  Ousmane Sonko, sont fausses.
«En résumé, il me reproche 3 choses : il a dit que j’ai voulu l’arrêter dans l’enquête préliminaire ; il dit que j’ai enlevé des éléments à décharge le concernant ; il dit que j’ai introduit des pièces dans la procédures uniquement pour le charger. Sur ces trois points j’ai démontré qu’il s’agit d’affirmations fausses», a déclaré le successeur de Seynabou Diakhaté à la tête de l’Ofnac.

Pour ce qui est du premier point, le magistrat déclare qu’il lui était «impossible d’arrêter Ousmane Sonko». Car, explique-t-il que pour poursuivre un député, il y a la voie de la flagrance et la procédure préliminaire.
«Moi je me suis dit que je vais lui donner toutes ses chances. Je choisis donc la procédure préliminaire. On fait l’enquête et on me communique le dossier et j’apprécie. Et c’est ce que je fais. Une fois l’ayant choisie, je me trouve dans l’impossibilité juridique d’arrêter Ousmane Sonko», se défend Serigne Bassirou Gueye.
Sur les accusations de falsification du procès-verbal et de soustraction d’éléments de l’enquête, l’ex procureur confie: «Il a dit que j’ai enlevé des éléments qui le déchargeaient. L’élément que j’ai enlevé, c’est la réflexion du gendarme. Quand ce dernier a fini son enquête, il a mis une réflexion pour dire que de l’enquête qu’il a effectuée, il résulte des contradictions qu’il faut relever. C’est la pensée du gendarme. Ce ne sont pas des faits. Ce sont des réflexions.»
Face à la presse, le procureur de la République a lancé un défi au leader de Pastef. Celui de sortir deux documents. : «Le premier c’est l’enquête interne de la gendarmerie», dit-il. «Le deuxième document que je lui demande de sortir, c’est celui qu’il dit être à son avantage, qu’il vous a montré avec une coloration jaune. S’il sort ce document, vous verrez  que le Pv qu’il conteste est de loin plus clément pour lui que le pv qu’il soulève», déclare M. Gueye.
En ce qui concerne les photos qui sont versées dans le dossier, elles n’ont rien à voir avec Ousmane Sonko, assure le magistrat. «S’il  pense que ces photos le chargent il n’a qu’à dormir tranquillement. Il est poursuivi pour viol. Des photos de femmes habillées d’une certaine manière ne peuvent pas prouver un viol ou constituer des menaces de mort. Elle ne servent qu’à entrer en voie de prouver la publication d’images contraires aux bonnes meurs», dit-il.

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