« Révélation choc de Babacar Fall : Face aux attaques du président Macky Sall, la presse sénégalaise sous les projecteurs »

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Ce que Babacar Fall a répondu au président Macky Sall révèle beaucoup de choses, et cette situation suscite une grande stupéfaction. En effet, je suis entièrement d’accord avec le journaliste de la RFM ; il a osé défendre ses collègues au moment où le président Macky Sall les dévalorise aux yeux de la presse étrangère.

Cependant, il ne faut jamais éviter les propos du président Macky Sall, même si ce n’était ni le lieu ni le moment approprié pour les exprimer. Mais, comme il l’a déjà dit, profitons de cette occasion pour dire ce que nous devons dire à la presse. En effet, combien de fois la presse a renoncé à la cause citoyenne pour servir l’État ? Lors des événements de mars 2021 et de juin 2023, combien de fois certaines presses ont préféré proposer de la musique à la population plutôt que de lui livrer l’actualité sur le terrain ? Combien de fois la presse a tenté de discréditer des personnalités publiques sur des bases infondées, fallacieuses et surtout hypocrites ? Pourquoi le CORED n’interpelle-t-il jamais la RTS sur ces dérives médiatiques ? Ou bien n’a-t-il aucun pouvoir sur le fonctionnement de ce média ?

En résumé, la presse a joué un rôle crucial dans le recul démocratique, la désinformation, la diversion et la manipulation au Sénégal. Elle a fortement contribué à la tactique israélienne au Sénégal, c’est-à-dire à banaliser la mort aux côtés des citoyens qui exprimaient leur mécontentement lors des manifestations : pas d’édition spéciale, on passe l’information en flash. Par contre, quand il y a deux morts dans un bus à Yarakh, toute la presse est mobilisée pour diffuser l’information. On notait dans leur traitement de l’information une distinction entre un Sénégalais à part et un autre à part entière.

Ainsi, retenons que le président n’a fait que rendre à la presse ce qu’elle a travaillé et fait pour le Sénégal que nous vivons. La preuve en est que récemment, lors de leur 3e édition SARGAL, la CJRS (Convention des Jeunes Reporters du Sénégal) a décoré le président Macky Sall. Donc, qu’ils sachent simplement que c’est la personne qu’ils ont décorée sur des bases qu’ils connaissent sûrement, c’est cette même personne qui les attaque aujourd’hui. C’est aussi simple que cela, en tout état de cause, ils se connaissent.

Par ailleurs, « le journal, c’est la conscience d’une nation », disait Albert Camus. Mais au Sénégal d’aujourd’hui, le journal, c’est la conscience des journalistes et des patrons de presse. La preuve en est que Khadim Samb a déclaré qu’il ne lit jamais les journaux sénégalais parce que, disait-il, « chaque titre affiché et chaque argument avancé, je sais qui l’a fait et combien il a été payé pour ça », et depuis lors personne n’a démenti ses propos.

En fin de compte, les injures et menaces de mort contre la personne de Babacar Fall sont anormales dans une république. Qui sont les auteurs de ces enregistrements audio ? Cela montre également de quel côté se trouve la violence, et la justice doit agir, car ces actes ne doivent pas rester impunis. De plus, Babacar Fall et la presse ont-ils le soutien du peuple ? De toute façon, la presse sénégalaise doit revoir son fonctionnement afin de s’aventurer librement au service de la nation. Elle ne doit pas être pour le pouvoir, encore moins contre le pouvoir, mais elle doit être un contre-pouvoir, car elle est dorénavant le premier pouvoir avec l’ère des NTIC.

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