Zac Mbao exprime sa consternation après une descente musclée de la police dans l’établissement.

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D’après les déclarations fournies par l’administrateur de la Clinique Khadija de ZAC Mbao, une situation inquiétante s’est produite le mercredi 2 août 2023 à 16h30. Environ vingt individus se présentant comme membres de la police sénégalaise ont fait irruption dans l’établissement, utilisant trois véhicules pour leur opération. Lorsque le personnel médical leur a demandé de s’identifier afin de comprendre leur intention, l’agent de sécurité ayant posé la question a été immédiatement maîtrisé et emmené de force dans l’un des véhicules.

Ensuite, le groupe s’est dirigé vers le premier étage de la clinique, où trois patients et un accompagnant attendaient leur tour. Parmi ces patients, l’un avait déjà consulté un médecin et était en train de recevoir des soins infirmiers. L’infirmière qui s’occupait de ce patient a été interrompue par des coups insistants à la porte du bureau administratif, ce qui l’a incitée à alerter l’administrateur de la situation.

Selon l’administrateur, les trois patients et leur accompagnant ont été appréhendés immédiatement sans aucune forme de communication. Des photographies ont été prises, et les patients ont été identifiés avant que le groupe ne quitte les lieux environ quinze minutes plus tard. L’agent de sécurité a été libéré, mais il était évidemment bouleversé et choqué par l’ensemble de l’incident.

Environ dix minutes après leur départ, deux agents sont revenus à la clinique pour demander l’identité de tous les patients traités au cours de la journée. Ils ont également exigé des informations sur le motif de consultation d’un patient spécifique, en se référant au registre des consultations. Ces actions ont été entreprises sans présenter de cartes d’identification professionnelles ni de mandat judiciaire. Les agents ont quitté la clinique vers 18h, laissant un sentiment de confusion et de peur parmi le personnel médical, les patients et leurs accompagnants.

La question persiste quant à l’identité des individus que les agents de police étaient venus arrêter, car leur démarche semble avoir été effectuée sans transparence ni justifications claires.

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